print
Facebook

Rechercher

Agenda

« avril 2018 »
L M M J V S D
26 27 28 29 30 31 1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30 1 2 3 4 5 6
 

Abonnement


Mots clés

Actualité familiale

Vous êtes ici : Accueil  > Infos et Docs  >  Actualité familiale

L’UNAF réagit à la publication d’un Avis de l’Académie des sciences sur "L’enfant et les écrans"

Imprimer cette page Envoyer un message Recommander cet article fontsizeup fontsizedown

L’Académie des sciences vient de publier un avis intitulé « L’enfant face aux écrans ». Loin de tout catastrophisme face à la présence des écrans dans l’univers des enfants, cet avis fait valoir de nombreux bénéfices que peuvent en retirer les enfants. A l’UNAF, nous partageons ce parti pris dédramatisant. Attentifs aux évolutions technologiques, nous considérons que les médias et technologies numériques peuvent favoriser la communication, la liberté d’expression, la circulation de l’information et la transmission des savoirs.

Néanmoins, notre engagement auprès des familles et notre expertise à propos de l’impact des écrans sur les enfants nous conduisent à formuler des observations sur cet avis afin d’enrichir un débat assurément loin d’être clos.

Les écrans ne sont pas des outils comme les autres. S’ils peuvent servir des ambitions éducatives et être au service des relations interpersonnelles et sociales, ils sont aussi le produit d’intérêts commerciaux à la croisée de l’industrie et du marketing. Ainsi, les impératifs de rentabilité et le modèle économique actuel basé sur le financement par la publicité participent au développement de certaines fonctions, applications ou contenus, au détriment d’autres. L’autorégulation par l’usager (usage équilibré, autoprotection…), que chacun appelle de ses vœux, est aussi bien souvent contrecarrée par des stratégies qui visent l’inverse : une consommation accrue, impulsive, en tout temps et en tout lieu, sans distinction d’âges.

Par ailleurs, l’UNAF émet de sérieuses réserves quant à l’utilisation de la tablette numérique dès l’âge de six mois comme semble l‘accepter l’Académie des sciences. La distinction entre écrans actifs et écrans passifs n’est en effet pas si simple. Si la tablette permet plus d’interactivité que la télévision, son interactivité reste limitée car programmée à l’avance. Quelle qu’elle soit, une tablette numérique n’apportera jamais au tout petit enfant autant de ressources et de liberté que lui en procurent son environnement immédiat et ses jouets ordinaires. Pour se construire, le bébé explore son environnement avec tous ses sens, détournant à l’infini la destination initiale des objets qui l’entourent au gré de sa propre imagination. Dans la phase où il s’éveille à ses sens et à la vie, nul besoin de « l’éveiller précocement aux écrans ». En outre, qui peut dire aujourd’hui que l’usage de la tablette sera principalement interactif et non majoritairement passif.

Les auteurs de ce texte se basent sur une situation idéale où les parents sont présents et en mesure d’assurer l’accompagnement adéquat. Bien sûr l’accompagnement parental est essentiel mais il est rendu difficile : - Difficile dans un contexte médiatico-économique où les écrans se multiplient, les nouveaux services et usages se développent et la fascination qu’ils exercent sur grands et petits s’accroit. - Difficile car les réalités familiales sont complexes et diversifiées.
- Difficile car pour exercer ce rôle éducatif, en toute connaissance de cause, les parents doivent pouvoir disposer des informations et compétences pertinentes (fonctionnement des médias, analyse des messages véhiculés, droits dans l’environnement numérique, repérage de contenus positifs) qui leur assureront le discernement nécessaire et favoriseront l’esprit critique. Or sur le terrain, les associations familiales peuvent témoigner que c’est loin d’être le cas.

Oui, les parents ont un rôle à jouer, mais pour cela il faut leur en donner les moyens et ce dès le plus jeune âge des enfants. C’est pourquoi, à l’UNAF, nous avons fait du numérique un axe fort de l’accompagnement à la parentalité de toutes les familles et nous nous sommes engagés très concrètement dans le développement de l’éducation aux médias et au numérique pour tous, tout au long de la vie.

Entre apologie des écrans et dénigrement, il y a un vaste espace pour une réflexion constructive et permanente entre les différents partenaires qui partagent une responsabilité à l’égard des enfants et des adolescents : industriels, professionnels des médias et des technologies numériques, pouvoirs publics et représentants des familles et des parents.

Site Académie des sciences.

| 2.8 ko
Dernire mise jour le 19 mars 2013

Envoyer un message

Recommander cet article

 
UDAF28 - http://www.udaf28.fr