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POLITIQUE FAMILIALE :

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Communiqué de presse : 28 mars 2012

Chômage, croissance en berne et moral des Français au plus bas : les mauvaises nouvelles pour l’économie se succèdent. Dans ce climat de sinistrose, une annonce positive : la salutaire résistance de la natalité en France[1], malgré la crise, et contrairement à tous les autres pays. Une étude de l’INED publiée aujourd’hui attribue cette exception française au bénéfice de la politique familiale française : forte, universelle et durable.

Les effets de la crise

La commission européenne[2] observe qu’en Europe la crise a eu un effet négatif immédiat sur la natalité. Depuis 2009, l’indice de fécondité « a arrêté de progresser pour se stabiliser à un niveau légèrement inférieur à 1,6 enfant par femme dans l’UE-27 » et cet indice descend encore à 1,57 en 2011. Or en France l’indicateur de fécondité se maintient depuis 2011 à 2 enfants par femme.

L’exception française

L’INED aussi constate que la baisse de l’indice de fécondité dans les pays industrialisés depuis 2008 est liée à la crise économique, avec une seule exception notable : la France. Le démographe Gilles Pison avance une explication à cette exception française, outre une « récession moins forte » : « les politiques sociale et familiale ont amorti le choc de la récession. La fécondité échappe ainsi à la baisse que connaissent la plupart des autres pays développés. Mais, sans le ralentissement dû à la crise, les naissances auraient sans doute été plus nombreuses en 2011 et 2012 et l’indicateur de fécondité de la métropole aurait pu dépasser le seuil de deux enfants par femme. »

Ce seuil symbolique qui permet le renouvellement des générations et ainsi la pérennité des systèmes de solidarité par répartition, est un défi à long terme dont s’inquiète également la Commission européenne « la contraction et le vieillissement de la main-d’œuvre pour les marchés de l’emploi de l’Union ne doivent nullement être sous-estimés. »

Au moment où le moral des ménages se dégrade sur leur niveau de vie futur, les familles gardent malgré tout encore confiance dans la politique familiale. Dès lors, réduire cette politique efficace serait un contresens historique.


[1] Population et sociétés de l’INED, n° 498 - mars 2013

[2] Conclusions de la Revue trimestrielle de la Commission européenne sur l’emploi et la situation sociale du 4e trimestre 2012

Dernire mise jour le 29 mars 2013

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